Maître de Conférence à l'INSA de Strasbourg

 

Peux-tu relater ton parcours professionnel, quelques faits marquants, des satisfactions ?

Après avoir effectué mon projet de fin d’études à l’université technique de Karlsruhe, j’ai commencé à travailler dans un cabinet de Géomètre Expert. Alors que l’idée de l’association m’avait effleurée, le désir d’enseigner ne m’a jamais quitté. Un jour, le téléphone a sonné sur mon lieu de travail. A l’autre bout du fil, mon ancien directeur de PFE, m’annonçant qu’il avait décroché une bourse de thèse de l’état allemand. Bien que rien ne fût joué, j’ai accepté sans hésiter. Après 3 années de thèse, j’ai eu la chance d’être qualifiée et de pouvoir postuler à un poste de maitre de conférences dans une grande école qui m’était très chère : l’ENSAIS !

Comment as-tu vécu, vis-tu et vivras-tu encore tes relations avec Arts et Industries ?

Dans le cadre des Journées de la Topographie notamment, beaucoup d’ « Anciens » viennent participer, soit en tant que membres du jury de soutenances de PFE, soit en tant que directeurs de PFE, ou simplement auditeurs, aux divers évènements organisés durant les 3 jours. Certains avouent que de revenir dans les locaux de « leur » école les émeut. Entourés de jeunes étudiant(e)s ou de jeunes diplômé(e)s, ils transmettent à ce moment-là, des conseils à leurs - peut-être - futurs collègues, avec des étoiles plein les yeux. La magie A&I opère !

Arts et Industries symbolise, pour moi, une grande famille professionnelle, un sentiment d’appartenance, un gala, un annuaire, un forum, une revue, les MIA, un trait d’union entre les élèves et le monde professionnel, un soutien dans la recherche d’emploi, une vie associative dynamique ! L’association A&I est à la fois un lien vers le passé, mais aussi une porte ouverte sur l’avenir.

Quels conseils considères-tu utiles de donner à un(e) diplômé(e) sortant de notre INSA ?

En tant qu’enseignants - chercheurs, nous avons le souci quotidien de transmettre à nos étudiants une formation de qualité, à jour de toutes les nouveautés technologiques, qui les prépare suffisamment à leur métier et les ouvre aux multiples voies que leur réserve l’avenir, notamment en les éveillant à la recherche scientifique.

Je conseillerais aux jeunes diplômé(e)s de garder leur curiosité, de rester avides de savoir et à l’affût des évolutions dans leur métier. Qu’ils visent toujours l’excellence et qu’ils s’investissent dans leurs projets professionnels, tout en préservant un sain équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

En fonction de ton expérience, quelles aides, quelles actions à entreprendre, voire quels supports penses-tu envisageables de mettre en œuvre pour aider nos jeunes au cours de leur formation tant initiale que continue ?

Il me semble essentiel qu'une relation forte perdure entre le corps enseignant, les étudiants et les diplômé(e)s. Nous souhaitons que les (jeunes) diplômés n’oublient pas l’école qui les a formés, et qu’ils reviennent avec leur expérience, pour la partager avec les nouveaux entrants par le biais de quelques heures d’enseignement ! Leur intervention est envisageable sous forme de quelques heures de cours /TD/TP dans une spécialité particulière ou un témoignage sous forme de conférence en amphi, qui s’adresserait à un public issu de plusieurs départements. Les occasions de sensibilisation au contexte professionnel sont très appréciées des étudiants, mais aussi des enseignants. Par ailleurs, via le Service de formation continue, les enseignants-chercheurs pourront proposer des formations adaptées aux besoins spécifiques des entreprises.

Pour aider les étudiants dans leur formation initiale, les Anciens peuvent aussi s’engager dans la formation en leur proposant des stages d’été ou des projets de fin d’études. Les projets de fin d’études conventionnés favorisent les échanges INSA-Entreprises et donnent souvent naissance à des projets collaboratifs innovants.

Enfin, pour communiquer sur les multiples activités et avancées dans le domaine professionnel et de la recherche (je pense évidemment à celui de la topographie), il est de notre devoir, mais aussi de celui des professionnels, de publier ! Profitons de supports tels que les revues A&I ou la revue XYZ de l’Association Française de Topographie (www.aftopo.org) pour diffuser des articles complémentaires à une bonne formation et utiles à une communication efficace, aussi bien vers les élèves qu’entre membres A&I et vers le monde extérieur.

 

Nota de « l’interwiever » Jacques PRENVEILLE (M 1962) :

Après ce plaidoyer fort motivant de Tania, il ne reste plus à nos diplômé(e)s lecteurs que de lui répondre favorablement en venant prêter main-forte aux enseignants de leur Ecole. Un enseignement complet des étudiants en dépend.