André KILLHERR (ST – TP 1970)

 

Je suis né le 1er mars 1947 à COLMAR (Haut - Rhin), ville dont je suis et resté fier d’être ma ville natale mondialement connue grâce à ses deux Auguste, BARTHOLDI le sculpteur et HIRN le physicien. Marié en 1970, avec une étudiante rencontrée à Strasbourg et comme moi en fin de cycle d’étude supérieure cette année  là dans le secrétariat de direction trilingue, nous avons deux filles, qui nous ont donné deux petits  fils qui présentent une petite particularité, le premier est un franco - luxembourgeois, et le second un américain.Les hasards de la vie professionnelle font que nous résidons depuis 1980 à METZ (Moselle).

En second lieu, concernant ma formation scolaire, celle-ci s’est passée en ALSACE, dans un premier temps dans les environs de COLMAR, puis au LTNM (Lycée Technique Nationalisé Mixte) de COLMAR, aujourd’hui lycée Blaise PASCAL, où j’ai passé le baccalauréat en série M&T (Mathématiques et Techniques). Après avoir effectué la CPGE (Classe Préparatoire aux Grandes Ecoles) au lycée COUFFIGNAL à STRASBOURG MEINAU, je passe les concours et suit admis en 1966 à l’Ecole d’ingénieurs de STRASBOURG alors appelée ENIS (Ecole Nationale d’Ingénieurs de Strasbourg), dans la section Travaux Publics, aujourd’hui Génie civil. Entré à l’ENIS, comme mes camarades de promotion, je sors diplômé ENSAIS (Ecole Nationale Supérieure des Arts et Industries de Strasbourg), mai 1968 étant passé par là, et mentionné comme ingénieur ENSAIS TP 1970 depuis ce jour dans les annuaires.

On n’a pas fini d’apprendre, pour conforter et développer les compétences nécessaires à l’exercice d’une carrière. Pour ce qui m’a concerné, mes formations complémentaires tout au long de celle-ci ont été techniques (mécanique des sols – terrassements – chaussées – ouvrages d’art), de gestion (gestion prévisionnelle et contrôle de gestion – gestion des marchés publics de travaux), de management (conduite de réunion-management des hommes), en matière de Qualité (ISO 9000) & Environnement (ISO 14000), pour finir par un DIU de Formation à l’Expertise Judiciaire à l’UHP (Université Henri Poincaré) Nancy 1 en 2004 !

En troisième lieu, concernant mon parcours professionnel, en voici les principales étapes :

-  en 1970 et 1971, j’exerce un premier métier dans la formation, de rédacteur de cours dans l’équipe de formateurs à l’ITBTP (Institut de Technologie du Bâtiment et des Travaux  Publics) à ALGER, dans le cadre du service national militaire alors obligatoire, au titre de la coopération à l’étranger ; celui-ci me poursuivra tout au long de ma vie professionnelle (voir plus loin ci-après) ; pendant ce séjour, notre fille aînée naît à ALGER.

-  de 1972 à 1980, rentré en métropole, j’exerce un second métier dans le domaine de la conception, dans la maîtrise d’oeuvre, en entrant à SCETAUROUTE aujourd’hui EGIS, bureau d’études et d’ingénierie autoroutière, dans un premier temps à STRASBOURG (où naît notre fille cadette) pour la réalisation des autoroutes A4 et un tronçon d’A36, puis à NANCY pour l’opération dite Lorraine – Bourgogne (Nancy- Dijon) ; dans cette société, j’ai évolué du poste d’ingénieur d’études (Tracé – Terrassements), puis ingénieur Chef de Division « Etudes » (Tracé – Terrassements – Chaussées – Equipements linéaires) ; le second choc pétrolier provoque un ralentissement brutal du programme autoroutier, et SCETAUROUTE incitant à des départs volontaires dans des conditions favorables, je prends cette option.

-  de 1980 à 2003, je me convertis à un troisième métier, dans la production, en entrant à l’entreprise MULLER TP SA, où j’occupe successivement les fonctions d’ingénieur Travaux (Terrassements – VRD), puis d’adjoint au Directeur du Département Viabilité, ensuite de Directeur de ce Département Viabilité, et enfin d’attaché de direction à la DG, chargé de la Direction Qualité et de l’Environnement, puis de maître d’œuvre pour un méga projet de réseau de fibre optique de 930 km, et de l’assistance aux départements opérationnels pour les litiges et contentieux ; l’entreprise connaît malheureusement des problèmes qui entraînent son dépôt de bilan en 2003, et je me retrouve en situation de licencié sans – emploi, mais compte tenu du poste occupé, j’avais pu anticiper cette issue fatale et me préparer à une reconversion nécessaire.

-  en 2004, je m’installe dans un quatrième métier, dans le domaine de l’expertise et du conseil, en profession libérale ; dans ce cadre, je passe un DIU de Formation à l’Expertise Judiciaire à l’UHP Nancy 1, et me fait assermenté en qualité d’expert judiciaire près la Cour Administrative d’Appel de NANCY (pour les litiges sur les marchés publics) et près la Cour d’Appel de METZ (pour les litiges au civil), dans les deux cas dans la rubrique « Génie Civil » ; par ailleurs, mes services sont sollicités pour l’instruction et le montage de dossiers de réclamations par des entreprises et des sociétés, et pour la formation continue de leurs personnels.

-  Parallèlement aux activités exposées ci – dessus, j’ai continué mes actions de formation au gré de mes lieux d’activités, à l’ENSAIS (module« Routes et Terrassements » en section Topographie), au CIFP – Pont à Mousson (module « Matériels de chantier VRD »), à l’ESITC de Metz (module « Travaux de VRD en site urbain »), et à l’IUT Génie Civil Nancy (module « VRD Urbains »).

En quatrième lieu, s’agissant de mon investissement dans les activités associatives, en voici les principales :

-  à l’association ARTS & INDUSTRIES : ancien président du groupement de Lorraine, ancien membre du CODIR et secrétaire national, et membre du Conseil National encore aujourd’hui.

-  Administrateur et trésorier de la Compagnie des Experts de Justice près la Cour d’Appel de METZ, de la délégation de Lorraine d’IESF (Ingénieurs et Scientifiques de France), et de l’association E.T.T. (Enseignement Technique pour Tous).

En dernier lieu, compte tenu de mes expériences diverses et variées décrites ci – dessus, je me suis permis de formuler aux jeunes présents des recommandations pour une bonne conduite de carrière, qui sont résumées comme suit dans les domaines suivants :

  1. Compétences professionnelles : tout au long de la vie professionnelle, il s’agit d’en acquérir de nouvelles, d’entretenir et de développer celles qui sont acquises ; cet aspect est indispensable pour une évolution de carrière, car un ingénieur aujourd’hui est appelé à exercer plusieurs fonctions au cours de celle-ci.
  1. Mobilité : faire preuve de mobilité au sens général du terme, non seulement géographique, mais aussi intellectuelle, pour suivre les évolutions dans tous les domaines, un ingénieur n’exerçant plus le même métier ou la même fonction pendant les 42 ans et plus de sa vie professionnelle.
  1. NTIC : il s’agit de suivre et maîtriser celles-ci, en particulier dans le domaine du management des hommes et des projets ; aujourd’hui l’informatique est partout, même sur les chantiers, et cet aspect est appelé à se développer encore à l’avenir.
  1. Langue : il s’agit de maîtriser l’anglais parlé et écrit, qui s’est imposé comme la langue véhiculaire universelle, aussi bien sur le plan professionnel que privé, et de ce point de vue, l’obligation d’un niveau minimal de pratique de cette langue pour l’obtention du diplôme d’ingénieur est un progrès irréversible.

Enfin, j’ai terminé en encourageant les jeunes présents à persévérer dans leur cursus, qui ne pourra les entraîner que dans une trajectoire de vie épanouissante si elle est bien menée.

André KILLHERR (ST – TP 1970)